mercredi 19 novembre 2008

Les jolies choses

Petite liste des choses non exhaustive des différences entre l'Angleterre et la France:

* L'addiction au thé n'est pas une légende, je m'y suis mis également.
* La plupart des supermarchés ferment très tard, vers 11h ou minuit, s'ils ne sont pas ouverts toute la nuit !
* Beaucoup de magasins sont ouverts le dimanche.
* Si l'ont veut un demi, il faut le préciser (half a pint), sinon on se retrouve avec une pinte.
* Le "mm Danone" et "Petits Filous" sont exactement les même dans les publicités anglaises.
* Les DVD sortent 4 mois après la sortie ciné, contre 6 mois en France.
* Les élèves portent un uniforme. Les profs masculins sont en costard.
* Les bars ferment à minuit. Les clubs à 4h.
* Le pain de mie remplace toute forme de pain.
* Le brevet des collèges est apellé GCSE et est passé en 2nde.

* L'on ne se fait jamais la bise en Angleterre.
* Certains médicaments sont en vente libre.
* Les sacs poubelle n'ont pas de ficelle au bout.
* Le 118 218 devient ici le 118 118, les pubs restent du même acabit.

* L'on roule à gauche, et le volant est à droite. L'on manipule alors le levier de vitesse de la main gauche.
* Primaires, collèges, lycées, la fin des cours est à 15h30.

(sera completée au fil du temps)

mercredi 29 octobre 2008

Still got sand in my shoes

Mardi 28 octobre 2008. Marie m'a rejoint à Tunbridge Wells pour la semaine de vacances qui commence, après avoir raté son train à Londres et dormi dans la gare. Nous décidons de prendre notre journée pour visiter Brighton, sur la côte sud de l'Angleterre, à 1h30 en bus, avec Ariane, une autre assistante de français que j'ai rencontré le weekend précédent. Nous prenons le bus à 11h15, et payons seulement notre aller-retour £4.50 (environ 5.70€). C'est un bus à étage, nous montons donc pour nous installer juste devant le pare-brise, dépaysement total. Ariane monte dans le bus 15 minutes plus tard, et nous arrivons à Brighton vers 13h. Elle a vécu ici pendant 1 an et nous guide naturellement vers la plage pour pique-niquer. Ici, pas de sable mais des galets, un énorme ponton en bois surplombe la plage: c'est le Brighton Pier, un centre de jeu (éclairé par 13.000 ampoules) avec manèges, machines à sous et montagnes russes ! Le bord de mer grouille de bars, casinos, restaurants et clubs, nous sommes dans une ville balnéaire et universitaire, marquée par sa forte personnalité et sa population hétéroclite (gays et lesbiennes, retraités, étudiants de toutes origines sont les principaux habitants de Brighton). Ariane nous montre ensuite les South Lanes, de minuscules ruelles abritées du vent remplies de restaurants et boutiques de luxe, puis les North Laines, plus bohèmes avec leurs petites boutiques extravagantes (sex shops dans lesquels on nous présente les "produits", boutiques spécialisées dans le bio ou le cinéma). Nous passons également devant le Royal Pavilion, énorme construction de style arabe, construite par Henry Holland en 1803 à la demande de Georges IV, et qui fait vraiment tâche dans une ville anglaise ! Ariane nous présente ensuite Casha, une amie polonaise avec qui elle a vécu à Brighton, et qui parle l'anglais et le français en plus de sa langue natale. Nous allons au Starbucks reposer nos jambes autour de quelques tasses de chocolat, tasses avec lesquels nous repartirons, avec une discrétion qui reste à désirer (Ariane: "on devrait y aller avant que quelqu'un s'en rende compte" *la serveuse monte débarasser les tables* moi: "genre, maintenant?"). Nous repartons vers 18h, la nuit est déjà tombée et la fatigue se lit sur nos visages...

lundi 20 octobre 2008

So beautiful up here, I think I might just stay

Weekend du 11 octobre, direction Canterbury, à 1h de chez moi en train, pour aller voir Anro, elle aussi assistante cette année. Il y a deux gares à Canterbury, mais de chez moi je ne peux accéder qu'à celle de l'ouest, on se donne alors rendez-vous à la Cathédrale. Je sors de la gare, et je suis en 10 minutes dans le centre, gigantesque place close toute droit sortie du Moyen-Age, entièrement pavée et interdite aux voitures. Les boutiques sont innombrables et diversifiée, et l'atmosphère vivante est très agréable, le beau temps étant également de la partie. Je ne trouve pas la Cathédrale et retrouve finalement Anro devant le Café Rouge, bar très frenchie (toute l'enseigne est d'ailleurs en français). L'on va chez elle pour manger et déposer mes affaires, je fais alors la connaissance de Andy, professeur de sport chez qui elle vit, et Anna, assistante d'allemand dans son école. Nous décidons de passer notre après-mdi au centre ville et faire les boutiques. Ce n'est que au lendemain que l'on visite vraiment Canterbury: les petites rues, belles maison, certains pubs, la rivière qui traverse la ville... L'on trouve: une boulangerie française, un homme-sandwich, un porte-clef en forme de cabine téléphonique, ou encore une chaise en bois suspendue au dessus de l'eau (l'on y mettait les femmes qui parlaient trop (!) et celles soupçonnées de sorcellerie: si ces dernières survivaient aux immersions répétées, on y voyait la preuve de leur culpabilté et elles étaient brûlées; dans tout les cas, aucune issue pour ces pauvres femmes). Nous terminons par la Cathédrale, impressionante du haut de ses 10 siècles (la construction commença en 1070 et fût terminée seulement 5 siècles plus tard), nous y passons quand même 1h30, émerveillés. Je finis par repartir sur les coups de 18h, la nuit tombe vite par ici...

dimanche 19 octobre 2008

Why would I wanna be anywhere else ?

Jeudi 16 octobre. Journée de formation pour les assistants français de la région, à Londres. Anro et moi savons pertinemment qu'elle sera probablement inutile, nous avons commencé à travailler depuis près de 3 semaines déjà, alors pour apprendre à faire des cours à des lycéens anglais, c'est un peu tard ! Levés à 7h30, nous avons 3h pour arriver à Londres et trouver le British Council, lieu de la formation. Départ 9h, arrivée à 10h, l'on trouve le British Council assez facilement, étant à 10 minutes à pieds de la gare. Londres est immense, fière de ses hauts buildings et impressionants immeubles, mais aussi très vivante, l'on se croit dans une fourmillière. Trafalgar Square accueille les athlètes anglais des derniers Jeux Olympiques, c'est jour de fête, mais nous sommes attendus ! La formation est comme prévue: longue et inutile. L'on nous apprend à briser les stéréotypes (déjà fait), à s'intégrer à la vie de l'école (déjà fait) ou encore a préparer des activités pour les élèves de primaire (euh, inutile?). Heuresement, l'on termine plus tôt que prévu, et pouvons profiter de nos dernières heures à Londres pour faire un tour. Big Ben, les passages piétons bousculés par les londoniens, la Tamise, le London Eye (impressionante roue, 30 minutes dans une nacelle, à 135m de hauteur, £13), les monuments qui parsèment chaque rue, les innombrables restaurants italiens ou indiens, sans oublier les coffee shops... Londres est grande, belle, fière, et l'on ne peut s'empêcher de se sentir tout petit, émerveillé par chaque petit détail qui pimente notre heure et demi de marche. Vivement qu'on y retourne !

mercredi 1 octobre 2008

A lovely desire

Petite visite de la maison en vidéo :
(musique: a lovely desire par franck arbaretaz)

Liberty wind in my face (2)

10 minutes de marche et deux supermarchés plus tard, me voilà à Royal Victoria Place. Le centre commercial ('mall') s'apelle Victoria Center et dépasse toutes mes attentes. Il est très grand, bâti sur 3 étages et possède une bonne centaine de boutiques très diverses (supermarchés, boutiques de fringues pour hommes et femmes, bijouteries, librairies...). On y trouve aussi beaucoup de snacks qui proposent muffins, sandwichs, boissons chaudes et fraîches à consommer sur place ou à emporter. Je fais quelques repérages et tombe sur la boutique HMV, qui vend jeux vidéos, livres, mais surtout DVD et CD's ! Je ressors avec 4 DVD ('Sex & The City movie', 'Once', 'No Country For Old Men' et 'My Blueberry Nights') et me dirige vers la sortie du centre, qui se trouve être à hauteur d'une rue piétonne elle aussi bordée de boutiques. Sur le chemin du retour, je m'arrête au supermarché Tesco pour acheter 2 ou 3 bricoles. Les produits sont dans l'ensemble un peu plus chers qu'en France (environ 10%), le tout est de savoir se repérer parmis les marques et les boîtes toutes en anglais of course.
De retour à la maison, je m'installe et mange un bout. Les collocs arrivent vers 16h, c'est le weekend et s'en vont boire un verre pour l'occasion (c'est apparemment une habitude), et me proposent de les accompagner. 5 minutes plus tard, nous sommes au Lava, le pub le plus proche de chez nous. Ruth paie sa tournée, je commande une Hoogarden et reçoit une pinte: et oui, il faut penser demander 'half a pint' si vous voulez un demi... L'on sirote nos bières tranquillement en terasse lorsque deux collègues travaillant à l'école nous rejoignent, l'un d'entre eux paie sa tournée (je ne commande rien, une pinte c'est bien assez long à descendre). Je comprends alors qu'ils ont l'habitude, quand il arrivent, de commander pour tout le monde. Au moment de rentrer nous réchauffer à l'intérieur, l'on rencontre encore quelques collègues, je reconnais quelques têtes aperçues plus tôt dans l'après-midi. Il est 19h, Maryce a un repas à l'école et dois bientôt partir, j'en suis à mon 3e verre (1l et demi de bière absorbés) et une tournée est encore en chemin. On me propose 'a curry', qui est leur jargon pour dire 'restaurant indien'. Maryce s'en va, promettant de nous rejoindre ensuite, et je suis la joyeuse petite troupe.
Arrêt dans un autre bar, 4e bière. L'un d'entre nous n'a que 18 ans (certains bars refusent l'alcool aux moins de 21 ans) et nous sommes forcés de partir. Autre arrêt dans un bar, je ne commande rien cette fois. Je me décide à retourner à la maison chercher un pull, il fait nuit et je gèle. A mon retour, l'on se dirige cette fois vers le restaurant, qui est en réalité juste à côté. Je suis en face de Ruth à qui je demande conseil, ne comprenant rien à la carte. Elle commande pour moi, une tournée de bière arrive (la 5e pour moi) et Nick, à ma gauche me fait la conversation en français, qui se limite à (avec un fort accent anglais) 'tu sais, il n'y a pas de problème, je parle le français, il n'y a pas de problème' et d'autres paroles indéchiffrables répétées encore et encore. Ruth rit et prend des photos. Nick fini par s'endormir sur la table, la tête entre les bras, et Ruth s'excuse de l'état pitoyables de certains confrères, mais je lui assure que ça m'amuse plus qu'aure chose (l'alcool aidant sûrement). Mais 5 minutes plus tard, Nick (encore endormi), se met à vomir par terre, en plein restaurant. Surpris et horrifiés, nous nous écartons et attendons 5 bonnes minutes qu'il termine, c'est à ce moment que Maryce nous rejoint. L'on rigole tous les 3, Ruth aide à nettoyer et nous quittons le restaurant, nos plats dans des boîtes plastiques. Retour au Lava, Nick est reparti avec le jeune de 18 ans (l'on apprendra plus tard qu'il aura 'repeint' trois pièces de sa maison...), nous avons perdu 2 ou 3 personnes rentrées chez elles, et nous prenons encore un verre (6e, si vous suivez pas). Impossible de manger au Lava, nous retournons donc à la maison pour manger et terminer la soirée. Riz, poulet au curry, légumes et vin. Suivront, l'arrivée de Caroline, une amie de Ruth, quelques discussions avec un anglais bancal, des imitations de Mickael Jackson, quelques verres de vin, de la musique, du chant, de la danse et des tâches de vin sur les rideaux. Au final, une excellente soirée, pas du tout prévue, mais ne sont-elles pas les meilleures?

lundi 29 septembre 2008

Liberty wind in my face (1)

Cela fait maintenant cinq jours que je suis installé dans Tunbridge Wells. Cinq jours plus ou moins chargés, selon mon état de fatigue et ma volonté de bouger !
Arrivé mercredi, je ne suis pas sorti de la maison avant vendredi, le temps de déballer toutes mes affaires et faire pas mal de recherches sur internet, notament sur les banques anglaises et le meilleur moyen d'obtenir une carte SIM anglaise.
Arrive vendredi, 13h, j'ai rendez-vous avec Paul Green, responsable du département langues de la Skinner's School (à 2 minutes de chez moi, mon futur lieu de travail), que j'avais déjà vu de façon assez brève dès le mercredi soir alors qu'il était venu me souhaiter la bienvenue et prendre le thé (non, ce n'est pas une légende, les anglais sont de grands buveurs de thé). Ruth vient me chercher car je ne sait pas vraiment où aller, on passe même par le jardin pour aller à l'école ! La première impression est plutôt bonne: l'école est très grande, très belle de l'extérieur, et semble plutôt bien équipée. Le fait de ne voir que des garçons (pas de filles à la Skinner's School), tous habillés dans le même traditionel uniforme est par contre très étrange (mais l'on ne cessera de me répèter que les élèves sont sympathiques et que je n'aurais aucun mal à me faire respecter). Je retrouve Paul, qui me fait faire un tour de l'école, me montre la "staff room" (salle des profs), et me présente Véronique et Serge, les deux français, profs de français ! Je rencontre également le trésorier de l'école, qui me donne rendez-vous mardi à 10h afin qu'il m'accompagne ouvrir mon compte en banque. J'apprends également que je suis payé tous les 25 du mois (si je ne me trompe pas), et que mon loyer est déduit automatiquement. Il me propose également de m'avancer de l'argent si jamais je ne peux pas survivre avec mes économies jusque là, je suis agréablement surpris par autant de facilité et de gentillesse ! Paul s'en va accompagner un cours de sport, je retrouve donc Véronique qui me fait faire le tour du département des langues, me montre les salles de classes, la photocopieuse et me présente à Nigel, informaticien qui saura m'aider à obtenir un accès internet dans l'école. Véronique se montre très sympathique, me donne son numéro de téléphone, m'assurant que si jamais je me sens perdu, sa maison est un véritable refuge français et que je peux lui téléphoner quand je veux. Les cours reprennent, il est temps pour moi de rentrer, je récupère alors mon portefeuille et décide alors de me diriger vers le centre ville ...

jeudi 25 septembre 2008

Heart of the house

Me voilà enfin arrivé dans la maison. Je la savais déjà géniale grâce aux photos de Maryce, mais au final, elle est encore mieux. Bâtie dans les années 1920, elle est typiquement anglais et toute en longueur. Au rez-de-chaussée, la salle à manger, la cuisine et le salon. Au 1er étage, la chambre de Ruth, la chambre de Maryce, une chambre d'amis, des toilettes et une salle de bain avec baignoire. Au 2e étage, une 2e salle de bain, avec une douche cette fois, et ma chambre. Et à l'arrière de la maison, le jardin. La maison a été entièrement rénovée cet été, j'ai même appris que le 2e étage, celui où je vis n'était, à l'origine, qu'une sorte de grenier inutilisé. Quelques photos pour vous faire une idée:

les photos ici